🦚 LA PARADE DU PAON 🦚
Dans le grand théâtre du monde,
un paon étale ses plumes
comme si le jour dépendait de lui.
Mais la sagesse dit:
que nul éclat ne tient debout
sans le cercle silencieux
de ceux qui le regardent.
Les arbres le savent
l’ombre et la lumière
appartiennent toujours
à la forêt,
jamais à l’oiseau qui se pavane.
Et lorsque les racines
se parlent entre elles,
lorsque les feuilles se lèvent
dans une même respiration,
le paon comprend enfin
que sa grandeur n’est qu’un reflet,
et que la direction du vent
ne lui a jamais appartenu.
— Phil.M